Mercredi 7 octobre 2009
… dit une célèbre chanson allemande. Oui : qui doit payer le dispositif policier mis en place pour la manifestation anti-nucléaire ?

 

La veille de la manifestation, la ville de Colmar avait fait état d’un dispositif comprenant plus de 3000 policiers. Aujourd’hui, les services de la ville essayent de minimiser. Car tout compte fait, il n’y avait "que"…


ONZE UNITES MOBILES (six escadrons de gendarmerie mobile et cinq compagnies républicaines de sécurité), dont dix unités en provenance de la zone de Défense Est (qui regroupe les régions Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté et Lorraine) et une unité de Rouen (zone de Défense Ouest)


135 fonctionnaires de la direction centrale de la Sécurité publique et de la préfecture de police (compagnies départementales d'intervention, brigades anti-criminalité et brigade équestre) basés à Paris et sa région.


Soient 1200 policiers dont 850 venus en renfort d’autres régions !


Auxquels s’ajoute «des moyens spécifiques»: un hélicoptère de la gendarmerie nationale, un camion lanceur d'eau, six barre-ponts (barricades anti-émeutes) et un poseur de barre-pont.


Et tout cela pour quoi ? Pour 6000 manifestants venus pacifiquement s’installer dans le quartier de la gare. Il faut croire que la disproportion aberrante du dispositif répressif n’a d’égale que la paranoïa sécuritaire du maire de Colmar.


Evidemment, cela n’est pas passé inaperçu dans l’opinion publique et le maire s’est ainsi couvert de ridicule lorsqu’on circulé les photos montrant de paisibles manifestants venus un famille sous les yeux de légions de fonctionnaires de police armés jusqu’aux dents.


Il faut dire que l’épisode est révélateur de la mentalité d’une certaine classe politique alsacienne où officient encore quelques dinosaures gaullistes adeptes de la méthode « du bon vieux temps » (l’époque du « Général-Président » De Gaulle), celle où l’on envoie un escadron de CRS dès que l’on voit quatre personnes contestataires dans la rue, a fortiori si elles ont moins de 60 ans et non-imposables à l’ISF…
Par Elsässische Volksunion
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Mercredi 7 octobre 2009

Ce samedi 3 octobre 2009, l’Union du Peuple Alsacien a manifesté au côté d’autres organisations venues réclamer la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Les drapeaux alsacien ont flotté parmi les banderoles et autres slogans rappelant l’urgence de la situation.

 

Les observateurs attentifs auront constaté que – mis à part les écologistes et les autonomistes alsaciens – les autres partis politiques ont brillé par leur absence, y compris ceux qui veulent nous faire croire qu’ils s’engagent pour l’Alsace.

 

Les électeurs sauront en tirer les conséquences qui s’imposent !

 

(Photos : Nadia Hoog)

 

Par Elsässische Volksunion
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Mercredi 30 septembre 2009

Le dimanche 27 septembre 2009 a eu lieu la 33ème fête du Parti Nationaliste Basque à Foronda, en Pays basque « espagnol ». L’Union du Peuple Alsacien a été officiellement invitée à cette manifestation pour faire partie de la délégation des partis amis, notamment au côté de partis Catalans, Savoisiens, Bretons.

Nous avons été reçus par la direction du Parti Nationaliste Basque (en euskara : Euzko Alderdi Jeltzalea), son président Iñigo Urkullu et l’état-major du parti, qui compte notamment une députée européenne.

Le Parti Nationaliste Basque est l’un des plus anciens en Europe. Il a été fondé en 1895 et gouverne la province autonome du Pays-Basque depuis 1980 jusqu’à cette année, où il a rejoint l’opposition. C’est un parti d’essence centriste, pacifiste et nationaliste, dont l’objectif est le statut d’indépendance pour le Pays-Basque.

Après  une journée de travail et d’échanges, nous nous rendons à la fête du PNB, Alderdi Eguna en basque. C’est un évènement indescriptible. Dès le matin, des milliers de voitures et des dizaines de cars affluent de tout le Pays Basque et convergent vers un immense terrain situé près d’un aéroport. Policiers basques et organisateurs canalisent cette gigantesque transhumance grâce à une organisation sobre et efficace. Une fois arrivé sur place, on découvre l’immensité des lieux : le terrain est entouré de chapiteaux abritant chacun une fédération du parti. Derrière ces chapiteaux se trouvent encore d’autres tentes, pour les organisations de jeunes notamment.

La fête débute par un défilé mené par les représentants du parti suivis des délégations invitées, dont l’UPA. Le défilé traverse le terrain au milieu d’une foule enthousiaste qui les accueille avec des applaudissements chaleureux. La foule…. ce sont 100.000 – oui, cent mille – personnes de tous âges, venus seuls, entre amis ou en famille.

Les responsables des délégations prennent ensuite place sur l’estrade et Iñigo Urkullu, le président du PNB/EAJ, débute son discours, au cours duquel il remercie l’UPA pour sa venue.  A la fin du discours, en hommage au drapeau basque (inventé d’ailleurs par le fondateur du PNB), la foule forme un immense drapeau basque et entonne l’hymne basque. Une fois le discours terminé, la fête commence, le terrain est transformé en piste de danse et les participants se massent autour des buvettes organisées par chaque section. Rires et les chants basques résonnent partout.

Il y a les photos et les vidéos, toutes spectaculaires, mais le plus marquant c’est de voir ces milliers de personnes réunis autour d’un parti et d’une cause, la nation basque. On est frappé par ce mélange de conscience politique affirmée, de détermination pacifique et de joie de vivre. On prend alors véritablement le pouls de ce pays, dont l’histoire n’est pas moins douloureuse que la notre.

Cette visite nous conforte dans l’idée que le salut de l’Alsace  passe par un mouvement alsacien assumé et débarrassé des imposteurs d'extrême-droite.

 

Jean-Georges Trouillet, président de l'UPA et Iñigo Urkullu, président du PNB/EAJ

 


 


La plus grande Ikkurina du monde...

 
Le reportage de la télévision basque

 

 

Par Elsässische Volksunion
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Mercredi 23 septembre 2009

Aujourd'hui, la centrale nucléaire de Fessenheim (Alsace) est la plus vieille de France. Cette centrale composée de deux réacteurs a fait l'objet d'une inspection de l'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), suivie d’une seconde de l'AIEA (Agence Internationale pour l'Energie Atomique). L'inspection finale aura lieu en octobre 2009. L'ASN décidera alors d'arrêter début 2010 l'exploitation de la centrale ou de prolonger son existence pendant encore 10 ans.


Fessenheim est une centrale vieillissante qui subit de plus en plus de problèmes techniques, allant jusqu'à 48 en 2007, soit 4 fois plus que la moyenne française.


Il faut également savoir que la centrale est construite en zone sismique. Officiellement, les deux réacteurs sont censés résister à un séisme maximum de 6,5 sur l'échelle de Richter. Mais, dans son histoire notre région a connu des séismes encore plus violents. Une mise en conformité avec les standards définis par l’Institut de Radio-protection et de Sûreté Nucléaire nécessiterait 200 millions d'euros de travaux pour chaque réacteur de Fessenheim.  Ensuite, les piscines à combustibles sont recouvertes par des bâtiments qui ne sont pas sécurisés pour une chute d'avion (l'aéroport de Bâle est à 10 minutes). Ces dernières contiennent entre 20 et 40 tonnes de combustibles irradiés hautement radioactifs, refroidis dans plusieurs milliers de mètres cubes d'eau borée également radioactive. En cas d'accident, ces piscines provoqueraient la contamination de toute la faune et la flore de la région; des particules pourraient également se disperser plus loin.


N'oublions pas non plus, que Fessenheim, reste sous la menace d'une erreur humaine ou d'un problème technique, qui pourrait détruire la centrale, dévastant ainsi Une partie de la France, de l'Allemagne et de la Suisse provocant ainsi un désastre économique, sanitaire et écologique !


Pour toutes ces raisons, l’Union du Peuple Alsacien demande :


- la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim


- l’attribution à l’Alsace d’un statut d’autonomie politique lui permettant de traiter avec ses voisins des solutions à mettre en œuvre dans le domaine énergétique. La centrale a été implantée par le pouvoir central sans concertation avec la population alsacienne. Aujourd’hui les Alsaciens veulent prendre en mains leur destin y compris dans le domaine écologique et énergétique.


L’Union du Peuple Alsacien appelle à manifester samedi 3 octobre à Colmar (à 14h00, place Rapp).

 

Par Elsässische Volksunion
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Samedi 12 septembre 2009
Avec le décès d’Adrien Zeller, on n’a entendu qu’un concert de louanges de toute la France sur le président du conseil régional d’Alsace. Si la presse alsacienne quotidienne proche de l’U.M.P. a fait une hagiographie de feu le président Zeller, le bilan objectif de ses 13 années de présidence reste à faire. Et peut-être aura-t-on besoin du recul des historiens pour le faire justement.

Oui, Zeller était un grand homme politique alsacien. Sinon, il ne serait pas devenu président de la région en 1996, quatre ans après avoir mené une liste qui avait obtenu seulement trois élus aux élections régionales. C’était un politique fin, rusé, cultivé et tolérant, ce qui est déjà beaucoup. Pour le reste, il faudra relativiser.

Qu’a-t-il fait pour l’Alsace ? En réalité, pas grand-chose, et ce n’est pas entièrement de sa faute. En France, quels sont les pouvoirs d’un président de région ? Bien minimes à côté des pouvoirs d’un président de Land allemand, de canton suisse, du gouvernement écossais ou de la Generalitat de Catalogne. Le budget de la région Alsace, faut-il le rappeler, est inférieur à celui d’un seul département alsacien, et moins de vingt fois moindre que celui du Bade-Wurtemberg. Ce budget est issu pour 20% seulement de ressources propres à la région, fiscales notamment, et pour 80% issu de dotations chichement accordées par l’Etat français. Ce qui fait des régions françaises des naines politiques et financières en Europe, incomparables sur ce point. Dans le domaine de l’éducation par exemple, la région ne gère que les bâtiments et le matériel des lycées, mais elle n’a aucun droit de regard sur les programmes ou sur la carrière des enseignants, à la différence des régions de tous les grands pays d’Europe, Russie exceptée. Et les compétences dévolues aux régions françaises datent des lois Defferre de…1982 !

Certes, Zeller le déplorait, il aurait aimé en faire plus. Mais il s’est contenté de réclamer une « décentralisation » bien timide, à côté de ce que ses voisins suisses et allemands peuvent faire. Il voulait une réforme du système jacobin en douceur, pas à pas, mais cela s’apparentait à du sur-place. En France, Zeller passait pour un révolutionnaire en terme de décentralisation. Mais au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. D’ailleurs d’autres présidents de région sont bien plus régionalistes que lui, comme le Breton Jean-Yves Le Drian, élu par une majorité de gauche qui comprend des autonomistes de l’U.D.B. Et Zeller, qui parlait toujours d’expérimentation, n’a jamais obtenu les avancées institutionnelles que la Corse avait obtenu en 1990. En Alsace, Zeller avait une image de régionaliste modéré, centriste et catholique qui remontait à la création de son mouvement « Initiatives alsaciennes » dans les années 70. De 96 à 2004, il a géré la région en s’appuyant sur une majorité centriste, régionaliste et verte. En 98, il fit même une courte apparition à l’université d’été des autonomistes de R.P.S. à Strasbourg. Mais après 2004, il s’est appuyé sur la droite jacobine du conseil régional, ce que son adhésion personnelle à l’U.M.P. a confirmé, et ce qui lui a valu une bonne partie des louanges qu’on vient d’entendre.

Une fois ligoté à la tendance « Grossmann » du conseil régional, Zeller s’est montré alors beaucoup moins combatif sur la sauvegarde et la promotion de la langue régionale d’Alsace. Sur ce terrain, il n’a pas fait ce qu’il aurait pu et du faire, d’ailleurs comme d’autres élus, il n’a pas pris la mesure du formidable déclin de la connaissance linguistique des Alsaciens, ni de ses conséquences catastrophiques pour l’économie de l’Alsace, que l’on commence à appréhender. Il aurait pu, par exemple, beaucoup plus soutenir l’ouverture des classes bilingues, ou même revendiquer leur prise en charge par la région.

De même sur le dossier du T.G.V. Paris-Strasbourg, il n’a pas eu la fierté de refuser le racket que Paris exigeait pour faire exécuter une ligne retardée de façon scandaleuse. Quant à la politique de coopération transfrontalière, ce n’est pas l’Alsace qui a noué les liens les plus étroits avec les pays voisins. C’est la Lorraine, alors présidée par le Parisien Gérard Longuet, qui a créé avec Sarlorlux l’eurorégion la plus intégrée.

Comme il le disait lui-même, il n’avait pas de « religion », et c’est vrai qu’il n’était pas sectaire. Il était fin tacticien et très intelligent, assez pour se mettre en place et y rester. C’était aussi un philanthrope, on retiendra enfin de lui qu’il eut l’idée du R.M.I. avant que Rocard ne le crée en 1988.

Fränzi Waag
Par Elsässische Volksunion
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